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LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

HOGGY : Des opérations annulées à cause des délestages
Le Président Macky Sall avait piqué une colère noire lors d’une réunion des chefs de l’État à cause d’une coupure de courant à l’hôtel King Fahd Palace. Mais, cette situation est anecdotique par rapport à ce qui se passe à l’hôpital général Idrissa Pouye de Grand Yoff ex-Cto. En effet, au service urologie de cet établissement sanitaire, certaines interventions chirurgicales sont annulées depuis la semaine passée à cause des délestages répétitifs. Les médecins, très responsables, refusent de prendre le risque de faire une quelconque intervention chirurgicale alors que l’électricité n’est pas stable. Ce qui est à la fois dommageable et dangereux parce que c’est la vie des malades qui est en jeu. La Senelec a vraiment intérêt à revoir sa distribution d’électricité dans les services de santé même si elle n’est pas la seule coupable. Un hôpital digne de ce nom doit être équipé de groupes électrogènes et de régulateurs de tension pour pallier les délestages. C’est dommage !!!

Démission du Pr Mary Teuw Niane de Petrosen Holding
Le Pr Mary Teuw Niane suit sa logique politique. Adversaire du maire de Saint-Louis, Mansour Faye, candidat aux élections locales et soutien de l’inter-coalition Yewwi-Wallu aux Législatives, l’ancien ministre de l’Enseignement Supérieur ne se retrouve plus dans la mouvance présidentielle. Sans doute, est-il en train de se frayer son chemin en politique. D’où sa démission hier du poste de président du Conseil d’Administration de Petrosen Holding. L’universitaire a rendu le tablier hier pour, dit-il, des raisons personnelles. Cependant, Pr Niane a tenu à remercier le Président Macky Sall pour sa confiance et son soutien à la tête du Conseil d’Administration de Petrosen Holding. Avec des administrateurs compétents, scrupuleux et profondément soucieux de l’intérêt de la société, indique le désormais ex-Pca, «nous avons pu poursuivre sa restructuration et la création du Groupe Petrosen. Il associe aux remerciements, le ministère du Pétrole et des Énergies, les Directeurs généraux successifs ainsi que les différents personnels du Groupe Petrosen pour leur soutien etleur engagement pour que le Groupe puisse réaliser les ambitions et les objectifs qui lui sont fixés».

Déclassification de la forêt de Mbour 4 à Thiès
L’affaire de la déclassification des 67 ha du lotissement de 82 ha, opérée en 2006 par la Ville de Thiès, a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Elle a également été marquée par des arrestations. Mais aujourd’hui, c’est désormais le calme, la sérénité, mais aussi la grande joie dans les rangs des attributaires de parcelles. En effet, le Président Macky Sall vient de signer le décret de déclassification et le ministre Yankhoba Diattara s’est rendu hier dans le quartier pour informer les populations. Ce problème est survenu à la suite de l’empiétement des 67 ha sur la forêt classée, ce qui a constitué un blocage pour les attributaires d’avoir une autorisation de construire. Ceux qui avaient bravé l’interdiction en construisant sans autorisation ont vu leurs chantiers démolis sur décision de la Direction de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation des Sols (Dscos). Ce qui avait occasionné de violents heurts à Thiès. C’est à la suite d’une rencontre entre Idrissa Seck, président du Conseil Économique Social et Environnemental (Cese) et le collectif des propriétaires de parcelles de Mbour 4 extension que la situation s’est décantée. C’est après que ce dernier a câblé le président de la République et tout s’est vite passé par la suite. Aujourd’hui, cette page sombre est définitivement tournée avec ce décret, reste maintenant ouverte celle de la remise de lettres d’attribution en bonne et due forme.

Retour des pèlerins des Lieux Saints de l’Islam
Le premier vol des pèlerins des Lieux Saints de l’Islam convoyés par la Délégation Générale au Pèlerinage (Dgp) est arrivé à Dakar. Les autorités aéroportuaires ont pris toutes les dispositions pour réserver un meilleur accueil aux pèlerins.

L’opposition attend toujours le fichier électoral
Le ministre de l’Intérieur tarde à mettre à la disposition de l’opposition le fichier électoral pour les élections législatives de dimanche prochain. Le responsable du suivi des opérations électorales de Yewwi Askan Wi (Yaw), Aldiouma Sow, dénonce cette violation du code électoral par le ministre Antoine Diome. Aldiouma Sow alerte qu’à 6 jours des élections, l’opposition attend toujours le fichier électoral, or le délai légal, c’est au plus tard 15 jours avant le scrutin. A l’en croire, la carte électorale reçue et analysée fait état de beaucoup de variations injustifiées, comparée à celle ayant servi à l’organisation des élections municipales et départementales passées. Ainsi, le responsable du suivi des opérations électorales de Yewwi Askan Wi demande à la Commission électorale nationale autonome (Cena) qui a la charge de superviser le bon déroulement des opérations électorales de prendre ses responsabilités et d’instruire le ministre de l’Intérieur, pour qu’il remette le fichier électoral à l’opposition.

La Cena invite à la mobilisation pour le retrait des cartes d’électeur
La Commission électorale nationale autonome (Cena) invite les populations à se mobiliser davantage pour le retrait de leurs cartes d’électeur. Face à un taux de retrait relativement faible, la Cena invite «les populations concernées à se mobiliser davantage pour le retrait de leurs cartes, seul document en mesure de leur permettre d’accomplir leur devoir de citoyen à l’occasion des élections territoriales du dimanche 23 janvier 2022». Dans un communiqué reçu à l’«Aps», la Cena assure que les cartes d’électeur issues de la dernière révision exceptionnelle des listes électorales, envoyées aux autorités administratives locales, sont disponibles auprès des commissions de distribution installées dans les différentes communes du pays. Cependant les informations communiquées à la Cena par ses représentants sur le terrain révèlent que la distribution des dites cartes, qui a démarré depuis le 8 décembre 2021 sur l’ensemble du territoire national, s’effectue normalement ; mais on note un taux de retrait relativement faible. La commission précise qu’à ce stade du processus électoral, et conformément à ses attributions légales, elle procède au contrôle de la distribution de ces cartes d’électeur.

L’Ofnac et la société civile s’unissent contre la corruption
L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), dirigé par Seynabou Ndiaye Diakhaté, a signé sept protocoles d’accord avec sept organisations de la société civile sénégalaise. Il s’agit de laGIZ, du Forum citoyen, du Forum du justiciable, de Parteners West Africa, de Enda Ecopop, de Enda Diapol, du Congad et de l’Article 19. Il s’agit de la concrétisation des concertations entreprises entre les deux parties lors d’un atelier tenu à Saly. Ainsi, les organisations de la société civile vont contribuer à la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption à travers la mutualisation des actions entreprises dans ce sens.

Grève de la faim des travailleurs d’Ama Sénégal, Sias et Sotrac
Réclamant leurs indemnités depuis des années, les travailleurs des défuntes sociétés Ama Sénégal, Sias et Sotrac ont entamé une grève de la faim au Terminus de Liberté 5. Le secrétaire général du Syndicat des travailleurs du nettoiement, Madany Sy, était hier au chevet des grévistes.Il n’a pas manqué de rappeler que c’est la société Ama Sénégal qui a donné aujourd’hui l’UCG. D’où la solidarité des travailleurs de l’UCG aux grévistes de la faim. Selon le syndicaliste, en guise de soutien, les travailleurs de l’UCG vont porter des brassards rouges et à la descente, ils se rendront à Liberté 5 pour soutenir leurs aînés. Pour gagner les luttes, Madany Sy pense qu’il faut une solidarité ouvrière, mais malheureusement, se désole-t-il, le constat est l’absence de solidarité. A l’en croire, les travailleurs sont traités de nos jours comme des esclaves par leurs employeurs qui les menacent. Mais cette détermination des grévistes, soutient-il, montre que seule la lutte libère.

Le départ du directeur général d’Expresso réclamé
Des travailleurs d’Expresso Sénégal dénoncent et protestent contre la gestion du directeur général, M. Radi Almamoun. Depuis le lancement de la 4Gen 2020, ils disent constater l’incompétence du directeur général qui est incapable de relancer la société sur le marché. Cela est inadmissible pour un opérateur, surtout dans le secteur des télécommunications, un secteur si porteur de croissance. Selon les travailleurs, alors que les actionnaires et le conseil d’administration lui demandent des explications, il accuse à tort une lourde charge du personnel pour cacher ses limites. Pourtant, à en croire les travailleurs, cette charge du personnel dont il parle ne fait même pas 10% des charges totales de l’entreprise. Et ce taux inclut le poids de la vingtaine de travailleurs étrangers qui ont tous un statut d’expatriés pris entièrement en charge par Expresso Sénégal, avec leurs familles, femmes et enfants, leurs factures d’eau et d’électricité, etc., fustigent-ils. Au lieu d’être créatif et d’innover, regrettent-ils, il veut licencier des travailleurs sénégalais pour les faire remplacer par ses compatriotes. Ils ajoutent que les cadres sénégalais sont poussés à la sortie depuis 2021, et 37% ont démissionné, en sus de ceux dont les contrats sont arrivés à échéance. Les travailleurs vont porter des brassards rouges pendant toute la semaine.

Grogne des huiliers de Touba
Les huiliers regroupés au réseau agroalimentaire et industriels de Touba ont fini par perdre patience. Leurs activités sont bloquées à cause d’une situation qui perdure. À l’occasion d’un point de presse, rapporte Dakaractu, ces huiliers ont rappelé que leur capacité de trituration peut atteindre 1.000 tonnes de graines par jour avec comme incidence environ 8.000 emplois générés. Selon leur porte-parole, Ousmane Diakhaté, le Rasiaat peut faire office de panacée pour juguler le chômage et l’absence de sécurité alimentaire concernant l’huile pour les ménages et le tourtereau pour le bétail. A l’en croire, ils sont en mesure d’assurer 30% des besoins du Sénégal en huile estimés à 180 000 tonnes par mois. Seulement, regrette M. Diakhaté, leurs activités sont à l’arrêt pour diverses raisons dont l’insuffisance de la production arachidière, la présence d’opérateurs véreux qui profitent d’un système perfectible en dépit des efforts de l’État en termes de semences de qualité, la concurrence des Chinois mieux armés par leur État, favorisant l’exportation de graines au lieu des produits finis, l’absence de soutien de État du Sénégal aux huiliers alors qu’il consent beaucoup de moyens pour une production arachidière abondante mais ne fait rien pour la transformation surtout artisanale. Ainsi, pour décanter la situation, les huiliers demandent à l’État d’obliger la Sonacos à libérer les graines collectées durant la campagne 2021/2022 pour permettre aux unités du Rasiaat de travailler et aux consommateurs sénégalais d’avoir une huile de qualité à un prix abordable. D’après M. Diakhaté, la Sonacos dispose d’un stock de plus de 100 000 tonnes de graines d’arachide alors que son outil industriel ne peut les transformer. Ainsi au lieu de revendre les graines aux négociants chinois, ils pensent qu’on doit leur revendre les graines

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