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ISSA DAMAAN SARR REMPORTE LE TROPHÉE DU CONCOURS PARLONS POESIE

La remise des prix de la 2e édition du Concours « Parlons poésie » s’est tenue à l’espace du Centre culturel Blaise Senghor, vendredi 30 décembre dernier. À l’issue de ce concours, les jurés ont, à l’unanimité, choisi, et par acclamation, le jeune poète Issa Damaan Sarr pour son recueil « Peuple de l’eau ».

Le Collectif « Parlons Poésie » a procédé, vendredi, à la remise du Prix du concours « Parlons Poésie : Prix Ibrahima Sall ». Pour cette 2e édition, la cérémonie s’est tenue à l’esplanade du Centre Culturel Blaise Senghor, en présence du monde littéraire et des amoureux des mots et des lettres. Mais aussi de la famille du parrain représentée par son fils aîné, Oumar Sall. Dans une vidéo projetée devant l’assistance, le jeune homme a fait un témoignage élogieux sur son défunt père, le poète Ibrahima Sall, méconnu du public. « Mais c’était voulu, c’était un homme discret », a-t-il dit. À travers ce Prix littéraire, le Collectif « Parlons Poésie » rend hommage au grand poète, Ibrahima Sall, dont la production littéraire est d’une grande envergure. Le jury du Prix « Parlons Poésie », présidé par le poète et critique littéraire, Waly Ba, a choisi à l’unanimité le recueil de poèmes « Peuple de l’eau », qui rend hommage au peuple « Niominka ». Son auteur est le jeune poète Issa Damaan Sarr qui remporte ainsi un trophée, un lot de livres et une enveloppe de 150 000 FCFA. Son recueil sera également publié par les éditions Al Faruq et les édition Ejo en langues locales.

Un hommage au « peuple de l’eau »
Le deuxième prix revient à Ibrahima Konté pour son recueil « Ombrages du berceau ». « Poèmes fragments » de Felix Mendy complète le podium. Ils rentrent respectivement avec un lot de bouquins, une enveloppe de 100 000 FCFA. Leurs recueils seront également publiés par les éditions Mame Touty et Mintou. En outre, ce concours participe au développement et à la vulgarisation de notre Patrimoine culturel immatériel (Pci), mais aussi à la construction citoyenne, par le biais de la poésie. Heureux de remporter le premier prix par acclamation du jury, le natif de Ndior, dans les îles du Saloum, se dit « fier », mais partagé entre « peine et joie ». Revenant sur la délibération, le président du jury a relevé qu’à l’issue des échanges, « l’œuvre Peuple de l’eau a totalement impressionné les membres du jury » et « n’a souffert d’aucune contestation ». Ainsi, le prix lui a-t-il été « décerné par acclamation ». « Je voudrais encourager le 2e et le 3e, car ils ont un grand mérite. Dans d’autres conditions, peut-être qu’ils auraient été premiers aussi. Mais, puisqu’il y avait Peuple de l’eau, on ne pouvait pas ne pas donner ce premier prix à l’auteur de ce recueil de poèmes », a-t-il justifié.

Le poète Ibrahima Sall offert en exemple
M. Ba a par ailleurs rappelé que le prix porte le nom de Ibrahima Sall, un poète modèle. « Tous les peuples ont besoin qu’on leur préserve leur patrimoine littéraire. Et Ibrahima Sall a fait son temps, il a fait son œuvre, il a été un très grand poète. Il va bien falloir, dans les lendemains meilleurs, qu’on puisse dénicher dans ce magma littéraire un très grand poète qui soit de la trempe du parrain d’honneur », souhaite-t-il. Il a de ce fait demandé à ceux qui n’ont pas été sélectionnés de sortir quelque chose qui soit « encore beaucoup plus valeureux parce que la poésie est une question de profondeur ».

La cérémonie a été marquée par l’intervention du professeur et critique littéraire, Khalifa Touré, pour sa profondeur, le caractère exquis du style qu’il emploie pour parler de ce grand homme, Ibrahima Sall, qui a exploré tous les genres littéraires. « C’est vraiment un régal d’écouter un critique littéraire de la dimension du professeur », s’est enorgueilli le directeur du Centre Aliou Kéba Badiane, ainsi que les parrains de l’évènement, Fatimatou Diallo Ba et Abdoulaye Fodé Ndione. Un rendez-vous littéraire marqué par la poésie. Les mots volent. Des voix de fées clament et déclament des poèmes. Des textes magiques agitent l’assistance. Un voyage dans la littérature avec la participation des slameurs comme Meissa Mara, William Mendy, Cheikh Slam, Kéba « Le Gladiateur », etc. L’événement a été ponctué également par une note de musique. Index alias Niul-kuk et l’artiste à la voix d’or, Gérard Ndiaye, sa guitare en bandoulière, avec son orchestre, ont en effet gratifié le public de sonorités Sérères, au rythme du Nguël. Tout le monde sur la piste pour terminer l’année en beauté.

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